Aguirre, la Colère de Dieu

Après une mutinerie, le lieutenant Loppe de Aguirre mène ses hommes à travers l’Amazonie à la conquête de l’Eldorado. Illuminé et mégalomane, Aguirre les conduira au bord de la folie dans un voyage sans but au cœur de la torpeur et de la fièvre amazoniennes.

Dans une ambiance apocalyptique à 650 kilomètres de la civilisation, Werner Herzog affronte un Klaus Kinski hystérique. Il accouchera dans la douleur d’un film fou, nimbé des volutes opiacées de Popol Vuhul et témoin halluciné d’une expérience de l’extrême dont aucun ne redeviendra véritablement indemne.

Des rapides du fleuve qui obligent à encorder les techniciens en passant par les conditions climatiques insupportables qui grippent le matériel, cette œuvre unique dévoile le programme insensé d’un réalisateur encore très actif : le cinéma est avant tout une aventure du réel et il n’y a que les fous qui peuvent filmer la folie.

Extrait de «Aguirre, la Colère de Dieu»